• Mutation génétique

     

    mutation génétique

     

     

     

    chapitre un 

     

    Tout le monde a déjà eu l 'impression d ' entendre des voix , des murmures , de sentir des présences complètement improbables qui finalement s ' avéraient ne pas exister . Des hallucinations plus ou moins importantes qui , habituellement , nous faisaient ajuster notre point de vue , nous faisant rendre compte que ce n ' était peut -être que le fruit de notre propre imagination , nous faisant reprendre le cour de notre vie pathétique . Mais il s ' avéra que l 'une de ces personnes atteint d 'hallucinations y cru dur comme fer , ne pouvant se résoudre à admettre que ce n' était que les créations d' un cerveau quelque peu divaguant . Cette personne , vécue alors une vie de peur intense , qu 'elle associa indirectement à la réalité . Elle avait déjà lu un livre de la sorte : le monde des doors . Cet ange aux pieds nus , aux chairs déchiquetées , avançant en laissant des traînées de sang noirs derrière lui , sa traversée agonisante éparpillant le peu de plumes grises qui lui rester , le peu d ' énergie vitale que pouvait encore produire son corps meurtri . Et maintenant , ruby adams , s ' en fichait royalement de cette histoire . 

     

    - NON !!! 

     

    Ce cri sembla réveiller tout le quartier , les maisons furent allumées , certaines personnes sortirent dehors dans des tenues improbables , passant de chemise de nuit , à robe à dentelle , à boxer , en peignoir . Juste pour voir ce qui se tramer devant les Adams . En effet , ce n ' était pas courant de voir , à minuit pile , des voitures de police garées devant la maison de bois , leurs gyrophares tournoyant et illuminant la rue de rouge et de bleu . La femme ayant crier à sans déchirer les poumons se laissa chuter à terre , sa longue robe de chambre se déployant autour d ' elle .  Son mari ne chercha même pas à la remettre sur pied , laissant entrer deux enquêteurs dans la maison , l' air apeuré . Une ambulance , les pompiers grouillant comme une fourmilière , semblaient au bord de l ' explosion , essayant du mieux qu 'ils le pouvaient de repousser le plus gentiment possible les gens qui se bousculaient derrière la bande noir et jaune . Un sauveteur , gordon matin , essayer en vain de réanimer la jeune fille depuis quarante minutes , ses collègues ayant abandonnés l ' idée de lui faire entendre raison . Elle était déjà morte , culbutée comme une poupée de chiffon , sous les roues d 'un camion , d 'ou l 'ivrogne se lamenter , enrager d 'être menotté . La neige ajoutée un grain de blancheur sur la peau déjà translucide de la jeune fille , la faisant paraître aussi grise qu 'un nuage gorgé d ' orage . Ce qu ' elle était de son vivant . Tout était arrivé si vite , que personne n ' avait pu faire le moindre geste . Sa peau normalement légèrement foncée , bronzée était égratignée , son joli manteau blanc déchiqueter , son écharpe blanche souillée et déroulée comme un ruban au milieu de la chaussée , son bonnet envolé dans un tas de feuilles mais elle avait toujours garder sa vieille habitude de sortir en jean noir et chemise à carreaux rouge et blanc , il ne rester qu 'une converse à ses pieds , allait savoir ou se trouver la deuxième . Ses doigts avaient changés contre une triste couleur violette , sans gants , elle avait dû être gelée pensais sa mère , karen . Ses paupières étaient clauses , sa bouche entrouverte sans un seul petit souffle , du sang couler derrière sa tête , se mêlant à sa longue chevelure couleur de blé . A peine les gens disperser aux coins des rues par des balourds en uniformes , que la voiture mortuaire emportée déjà le corps de la jeune fille , sans se douter un seul instant qu ' elle n ' était pas réellement là-dedans . Elle était sur le bas côté , regardant le sang sur le sol , zieutant un policier ramasser son iphone briser , son bonnet qu 'il fourra dans une pochette plastique . Elle regarda à nouveau sa peau , blanche , égratignée et , passant son doigt dessus , vit avec horreur que le cauchemar ne faisait que commencer . Il était passer au travers . 

     

    chapitre deux 

    Le huit décembre mille neuf cent quatre vingt dix neuf , à minuit dix , une jeune fille se réveille en sursaut dans une des maisons de hills avenue . Une sensation vive , pénétrante , s ' étire le long de sa colonne vertébrale et fait trembler ses mains . Elle allume la lampe de chevet pour jeter un oeil sur son avant - bras . Un énorme bleu apparaît dans la faible lumière . C ' est la sixième fois . Six fois qu ' elle se réveille avec des hématomes sur le corps , qu ' elle entend la voix d 'un jeune homme qui lui hurle plus qu 'il ne lui parle , à l ' oreille de ne jamais faire confiance aux humains . Qu ' elle doit l ' écouter et que tout ira bien . Mais , il ne la laisse pas dormir pour autant . Lorsqu ' elle se réveille au beau milieu de son discours , il l ' empoigne , tellement fort qu 'il en laisse une marque . Comme cette nuit- là . Personne ^pou  l ' écouter . Pas même la fois ou elle leur assura , leur montrant son poignet bleuté , qu ' elle entendait des voix . Même ses parents la prenaient pour une pauvre folle . Tout simplement : folle , folle à lier . Une sorcière à jeter sur un bûcher . La voix résonne encore dans la pièce tandis qu ' elle se prépare à partir en cours . Elle joue avec son imagination ; un souffle lent et cadencé qui débite sans relâche son prénom : RUBY . Elle se stoppe quelques instants pour voir son reflet dans le miroir briser . Ses yeux verts sont striés de petites veines rouges qui dévorent ses paupières , ses cheveux de blé ne sont plus qu enchevêtrement de mèches aux pointes peintes en roses pimpants . Folie de ses dix - huit ans . Elle soupire , grimace en voyant une buée recouvrir le verre , venant d 'un endroit inconnu , et se dirige d 'un pas rapide , fuyant , vers la porte . Elle réalisa soudain que ce n ' était pas une si bonne idée que cela de quitter la maison familiale pour cohabiter avec des âmes errantes , qui au bout de plusieurs années lui paraissaient être de simples colocataires tous plus charmants les uns des autres . 

     

    Le moteur de la vielle renaud émet une toux caverneuse avant de caler en plein milieu du parking du campus . Le pot déchappement laisse échapper un nuage de fumée noire qui enveloppe le pare brise arrière et prend assaut sur le groupe de vélo abandonner contre un mur de brique tagué . La jeune fille en descend , collant comme toujours une épaule contre la portière de façon à la verrouiller avant de s ' éloigner du tas de ferraille abondant en éjections de gazole . Un jeune homme , vêtu d 'un bermuda , d 'un vieux t-shirt ACDC , ses boucles brunes dansant devant ses yeux gris la rejoignit , une montagne de dossier dans les bras . Kayten shieffer , avait toujours été à ses basques depuis qu 'elle avait été promu au poste de rédactrice du journal du lycée . Il brillait par son intelligence , sa bienveillance , sa magnifique stature d ' appolon et , il faut bien l ' avouer un jour ou l ' autre , sa gaucherie . 

     

    - Je t ' ai entendu arriver ! 

    - tu as lu l ' article ? 

     

    Règle numéro une : détourner l ' attention que procurait un vieux tacos , règle numéro deux du savoir vivre : ne plus jamais regarder dans son sac à main pour y mettre sa clé de voiture au risque d 'y retrouver une bombe de désodorisant pour toilettes . Elle n ' eut pas le temps de se demander comment l 'objet avait fais son apparition là - dedans , que kayten commencer un monologue qu ' elle suivait d 'une oreille distraite tandis qu 'ils s ' aventurer dans les couloirs sous l 'oeil pervers et moqueurs des autres . 

     

    - théodore remond , un agriculture s ' est fais agresser dans sa vieille ferme , il reste plus rien après un incendie étrange déclarer aux alentours de deux heures du matin !   

     

    Un garçon pointa son moignon dans leur direction , son regard vitreux grésillant comme une vieille ampoule . Elle évita son regard .

     

    - tu veux y faire un tour c ' est cela ? 

    - tu as tout compris ruby !

    - je comprend d ' ailleurs trop de choses que je ne devrais pas 

    - de quoi ? 

    - rien 

    L ' atrophié venait de disparaître 

     

                                                                                                    chapitre trois 

     

    La voiture peina à démarrer , semblant déclarer forfait à la canicule  . Ruby eu beau avoir tourner la clef de contact pour la douzième fois au moins , qu ' elle ne broncha pas du moindre petit centimètre . Puis , le moteur émit un râle , émettant un nuage noir familier pendant tout le voyage dans le centre ville jusqu'à une rue entre une friperie et une boulangerie dans laquelle elle s ' engagea , se garant du mieux qu ' elle put contre le mur , faute de place . Un vrai cul de sac empestant l ' urine humain et animal . Elle se dépêcha de quitter ce coupe gorge . Cet endroit ou une personne avait été retrouver égorgée . Cette même femme , prostituée qui plus est , se trouver encore adossé contre la poubelle , sa tenue se rapprochant de ce qu 'il sembler être les années cinquante . Son regard triste et embué se dirigea vers la jeune fille qui la fixer du coin des prunelles tout en remontant son sac sur ses maigres épaules . 

     

    - le laissez pas me tuer 

     

    Un murmure , une complainte qu ' elle ne cesser de répéter sans cesse comme un bruit de fond énervant . Cette femme n' arriver que à chuchoter ce qu 'elle avait dû hurler il y a des années . Ruby passa devant elle sans lui adresser un seul regard . Après un maigre repas , elle se glissa dans son lit en sachant qu ' elle ne trouverait jamais le sommeil . Un son provenant du dehors , sa tête se dirigeant instinctivement du côté fenêtre , elle vit une ombre se dresser , à quatre pattes sur le rebord de la baie vitrée . Elle avait l ' habitude .Le regard brûlant du fantôme lui grilla les poumons , l ' empêchant de crier de déguerpir , de lui laisser au moins , ne serait - ce qu 'une unique fois , l ' occasion de s ' endormir . Son coeur battait à lui en arracher la cage thoracique .

     

     

    - Ruby ..aide nous ...

     

    Puis , il disparu , en un nuage de fumée rance , d 'une étrange couleur blafarde . 

     

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    Les ombres encapuchonnées s ' enfuyaient comme des feu - follets à travers la forêt , elles se comptaient à une dizaine d ' intrus environ . Leurs souffles chauds sortaient de leurs bouches , en contraste avec le temps froid et la neige qui tombait du ciel par gros flocons . Les cris d ' autres personnes , enrobés d ' armures , se firent entendre , les faisceaux des lampes et des torches traçant des courbes lumineuses sur les dos courbaient par l' effort de leurs proies . Plus loin , la sirène se mit à hurler , un hurlement qui faillit leur arracher un gémissement de douleur . L 'un des masqués poussa une silhouette menue devant lui , dans une veine tentative de protection . Ils avaient lâcher des chiens , ils le savaient pour voir les hommes s ' écroulaient en masses sur le sol blancs , les aboiements féroces de bêtes enragées faisant trembler le sol sous leurs pieds . Mais , malgrés le brouillard épais , la grille de sortie était bel et bien visible à moins d ' un kilomètre de là . 

     

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    - maître coin !!! 

    Un homme , vêtu d ' une robe de chambre dévoilant des jambes de poulet fit soudain irruption dans les appartements de son aîné . La lumière du couloir aveugla instantanément le viel homme .

    - on a un gros problème !! 

    Beetee coin se releva lentement , toujours à moitié endormi , assommé par les calmants qu 'il prenait toujours avant de se coucher , affrontant une nuit remplie de tristesse . Il passa une main  semée de veine énorme et bleu dans ses cheveux gris . 

    - quoi encore jet ? 

    - les ...sujets se sont échappés !! 

    L' homme se redressa , se débarrassa de ses draps aux motifs canard jaune et chaussa ses pantoufles de laines . Il ne semblait pas surpris car c ' est d ' un geste lent qu 'il alluma la petite lampe sur sa table de nuit . Il frotta ses reins endoloris  , réchauffa ses mains au flammes de la bougie que tenait son cadet , un jeune gringalet roux au visage disparaissant sous les tâches de rousseur . 

    - et ou sont - ils ? 

    - ils se dirigent vers la sortie 

    Le soixantenaire leva ses yeux usés par l ' âge du côté de la vitre , fixant la nuit sombre et lugubre , les flocons se transformant en larmes fraîches le longs des parois de verres puis esquissa un mince sourire , faisant resortir les pattes d ' oie aux coins de ses vieilles lèvres . 

    - ils ne sont donc pas encore hors jeu 

    Jet hocha la tête , son coeur battant la chamade , terrifié à l 'idée d 'une rébellion dans l ' enceinte même de la capitale . 

    - ce ne sont que des amateurs , allez vous recouchez 

    - mais ...

    Beetee lui fit signe de sortir , ce qu 'il fit , se dirigea vers la porte de sortie . Il cru entendre les chiens cesser d ' aboyer . De son côté , une jeune fille se réveilla en sueur , les larmes s' égaillant sur son visage , ses yeux répondant à l' appel de la pluie sur le toit . 

     

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    - Blaise !!!

    Un hurlement mêlant peur et agonie attira le regard d 'un fuyard . Une jeune fille à lunettes venait de se faire prendre une jambe par un colosse brun . Une montée d ' adrénaline l ' empêcha de sauver son amie , et le poussa à courir plus vite , les cris devenant de plus en plus aigu le poursuivi encore . Comme si le chien , même après avoir attrapé sa proie , la chauffant à sang , ne voulait plus la lâcher , même si il n ' y avait aucun risque pour elle de partir . Babie hurla une nouvelle fois lorsque les crocs voulurent arrachés le muscle touché . 

    - Blaise !!!! !!!

    C ' était devenu un rugissement à présent . Mais le jeune homme était trop près du but pour faire demi - tour . Puis , il n ' y eu plus rien , il eut presque l ' impression d ' entendre le dernier souffle de babie . Sa gorge se resserra , les larmes se mirent à courir le long de ses joues crasseuses . Une balle siffla près de sa cheville . Une autre troua un tas de neige à quelques pas de lui puis un poids l ' écrasa au sol . Une arme se posa sur sa nuque . 

    - bouge plus sale gosse 

    - blaise !!! jordane !! vous êtes ou ? !!! 

    Agathe . Il essaya de la discerner dans la nuit mais le paysage blanc devenait de plus en plus noir et les bruits , les paroles n ' étaient plus que des échos lointains . Cette fois , ses yeux se fermèrent et il décida de cesser de lutter . 

     

     

     

    chapitre quatre 

     

    Ruby , lampe de poche à la main , resserra sa robe de chambre autour d ' elle . Elle venait de prendre la direction du lieu de l ' incendie décrit par son ami le matin même . L ' odeur de brûlé empestait à des kilomètres à la ronde . Le genre de puanteur malsaine qu ' elle sentait lui prédit que quelque chose c ' était passé ici . Elle se pencha , plongea ses doigts dans la terre , les ressortant recouvert de rouge . Du sang séché . La pénombre et le silence rendait l ' endroit effrayant . Un frisson en témoigna en dévalant le long de sa colonne vertébrale , giclant comme un jet d ' eau froide . 

    - arrête toi 

    Son hurlement se déchira quelques instant dans l ' air avant qu  ' elle ne plaque ses mains rougies sur sa bouche et arpente des yeux les alentours . Il se posa sur un garçon de son âge , aux yeux noisettes , aux cheveux bruns emmêlés , au visage beau mais griffé , des vêtements déchiquetés comme s 'il était passer sous un rouleau compresseur . Elle remarqua des cernes bleutés autour de ses paupières . A la lueur de la lampe , elle laissa échapper une grimace face à sa peau meurtri et rouge .  

    - qui est tu ? qu est ce que tu me veux ? 

    Il avait des yeux verts envoûtants , le genre de regard auquel on ne peut jamais se détacher , le regard qui vous brûle de l 'intérieur comme une vulgaire brassée d ' herbe  . 

    - ils te recherchent , il faut impérativement que tu mette les voiles de ce maudit village !!

    - qui ?  qui me recherche ? 

    Le jeune homme balaya du regard les alentours , secouant énergétiquement ses cheveux . Un souffle froid fit s ' élever les feuilles , ruby dû poster ses bras devant son visage pour échapper à leur attaque , le ciel se gorgea d ' eau et des torrents glacé se mirent  à lui caresser le dos . Une main se dirigea vers elle , elle n ' eu pas le moindre temps de reculer que le membre commença à se dissiper en un monceau de bulle bleu . 

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    - blaise !! réveille toi bordel ! 

    C ' était suffisant pour que le jeune homme redresse la tête , secoué et tremblant .  Il fusilla une dernière fois la grille qu ' il n ' atteindrais jamais . Un jour . Encore . Il restait de nouveau  là à espérer qu 'un jour l 'un d ' eux y arrive .

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    Elle ne cessait de grelotter , de remonter son fin tricot sur ses frêles épaules , essayant en vain de chasser le froid mordant de la nuit et de l ' étrange visite du garçon inconnu . Les lumières que diffusaient les quelques poteaux semblaient de pauvres lampes de poches face au éclats lumineux jaunes des phares d 'une voiture qui se rapprochaient dangereusement d ' elle . Plissant les yeux , elle jeta de fréquents coup d 'oeil derrière son dos , écoutant le ronronnement dangereusement proche de la voiture . C ' est de ce fait qu ' elle heurta un parterre de fleur à l ' entrée d 'une maison et échoua sur le bas côté de la route comme une pauvre loque . Les lumières incandescente se firent de plus en plus pertinentes , pour finir par lui agresser les yeux de leurs immensité rougeâtre . Il s ' agit d 'une BMW grise , quelque peu éraflée du côté de la portière avant du chauffeur , juste dans le coin de la porte , une fissure d ' au moins dix centimètres . Puis elle remarqua une silhouette emmitouflée dans un manteau étrange , sorte de longue cape redresser à l ' endroit du cou , cachant l ' extrémité du nez . Elle ne distinguer néanmoins aucun trait de visage , juste une pomme d ' adam se soulever et se relever au fur et à mesure qu 'il la détailler d 'un regard inconnu . Une porte à sa gauche s 'ouvrit , laissant un homme charger d 'un sac poubelle surgir à quelques centimètres de sa tête , la regardant comme une fille sortie tout droit d 'une autre planète . 

     

    - fichu lumière , même pas capable d ' éclairer clairement ! 

     

    Il laissa chuter lourdement son fardeau sur le sol et reprit le chemin inverse , se drapant dans son vieux peignoir dédié à barcelone . La porte d ' entrée claqua , sous les yeux stupéfiés de la jeune fille .  Cet homme n ' avait pas vu la voiture . Ni les lumières des phares . Rien . Et elle réalisa soudain : il ne l ' avait pas vu non plus , il avait même failli lui marcher dessus. La voiture se remit en mouvement , traçant un sillon fumeux et disparu comme elle était venu : étrangement . Ruby se releva , se mit à courir comme si sa vie elle - même en dépendait , et pourtant , au détour de sa ruelle , elle stoppa : la femme était toujours là . Mais , les rires , les silhouettes , que l 'ont pouvait apercevoir dans la maison , n ' était en aucun cas la présence de Ruby Adams . Son corps chuta sur le macadam . 

     

     

     

    chapitre cinq 

     

    Une nuit , dans le froid , le dos appuyer contre un mur de brique rouge , elle ne vit pas le temps passer , trop occuper à remuer ciel et terre pour comprendre ce qu 'il lui était arriver . Mais elle n ' y arriver pas . Et elle douta d 'y arriver un jour . Le soleil pointa à l ' horizon , le fantôme de la fille des années soixante se mit à pleurer , demandant de l ' aide , que Ruby n 'y apportera jamais . Car elle avait compris maintenant d 'ou venait les choses qu 'elle ne connaissait pas qui traînait dans l ' appartement , tout ces sons , ces paroles qui la hanter ...elle n ' était  personne, et personne ne la voyait . Elle était morte , elle était étendue sur le sol , son écharpe la décorant tristement .  Les personnes se mirent à sortir . Elle se dirigea prestement vers une vieille dame qui sortait du bâtiment . En s ' approchant , elle vit que les yeux de la sexagénaire était bordés de larmes fraîches ou séchées , tenant dans ses mains tremblantes et ridées , un mouchoir en tissu froissé . 

     

    - helen ? est - ce que tu me voit ? 

     

    Mais elle ne lui jeta aucun regard , c ' était comme si le son de la voix de la jeune fille n ' atteignait pas les oreilles de la vieille femme . Helen avança , un froid intense prit d ' assaut la lycéenne lorsque la vieille femme la traversa pour répondre à l ' appel d 'un trottoir . Alors , Ruby se mit en marche  . S ' arrêtant devant la vitrine de son café préféré , elle se lécha les lèvres à l ' odeur . Mais , dans le verre , là ou elle avait poser quelques secondes la main , elle ne voyait aucun reflet d ' elle , ni même la tâche de sa main contre la gelée . Rien , elle avait complètement disparue . 

     

    - bizarre n ' est - ce pas ? 

     

    Elle se retourna en sursaut , manqua de percuter la jeune femme en robe à pois , une d 'un style que personne ne porterait aujourd'hui , la femme de la ruelle . Elle pouvait la distinguer nettement cette fois - ci . Longea la crinière brune relever par un bandeau rouge , glissa dans les iris noisettes tachetés de verts , lorgna le visage fin et décoré de tâche de son , parcouru les lèvres fines et claires , la silhouette fine , et finit sa tâche de nouveau sur la bouche qui venait de prononcer ces paroles . Une main nacrée se présenta à elle . Et l 'improbable arriva . 

     

    - je suis caroline Adams , ton arrière arrière  grande tante . Assassinée par ton propre arrière  arrière grand père jocelyn Adams 

     

    - je ....

     

    - tu est parfaitement morte ma fille 

     

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