• Le car stoppa . je descendis les quelques marches qui me séparaient d ' ahéna city . la scène me frappa au point que  je crois bien n ' avoir pas oublier le moindre détail . 

    je revois le village doux de mon enfance . ce village entouré de montagne enneigées . dans ce village régnait une paix dont je me souviens si bien .

    le carillon de l ' Eglise sonnant l ' heure du travail . ces hommes en bottes fourrées , chaudement vêtus de gros manteaux de diverses peaux : du renard au pelage blanc , du loup gris ou même de la loutre . 

    les maisons en planches de bois brut , aux volets à peine entrouvert pour ne pas perdre la rare chaleur du logis .

    de loin , je voyais un rideau se former par la fumée des feu de cheminées . sur le haut d ' un majestueux sapin , le doux chant d ' un rossignol des neiges me parvenait .

    oui , je me revois raquette en main , descendre les pentes enneigées d ' une neige qui semblais fondre sous mes pas . au loin , la sonnerie de l ' usine retentissait . 

    comme chaque dimanche , les habitants se regroupaient à l ' église ou le prêtre disais les prières . moi , petite fille de sept ans , m ' amusais à regarder ce village que je connaissais si bien .

    non loin de la vielle église se trouvait un bâtiment de haute stature . des soeurs y logeaient .

     o mon village , tant de souvenirs me bercent rien qu ' à ton infime présence .

    je me souviens de cette veille de noel si froide . tout les croyants se tenaientdans l ' église . le pilier du village . des lanternes aux flammes tremblotantes nous éclairaient .

    aucun son n ' était présent outre le choc des prières s ' élevant sur le toit . oui , rien n ' osait venir perturber ce long silence des paroissiens en ce jour de fête .

    ce jour là , dans la lande déserte vêtu de son manteau blanc , je vis passé une hermine au pelage noir comme la nuit et aussi blanc que neige . 

    elle filait à toute vitesse , nez au vent . le vent soufflait comme un cheval mécontent . 

    au moment ou j ' écris ces lignes , je m ' interroge encore . mon village ..mon cher village d ' enfance . comment à tu fait pour ne pas vieillir ? m ' à tu attendue ? moi si vieille à présent , toi si jeune depuis si longtemps.


    votre commentaire
  • Pendant la première guerre mondiale, deux soldats français se croisent sur une plage, la nuit tombée. 

    L'un d'eux, le caporal Étienne, a reçu des mains d'un prisonnier allemand à l'agonie, une lettre à transmettre à sa famille. 

    Il fait part de cette mission secrète à l'adjudant Ferdinand, dont un camarade a été tué sur le front par ce soldat allemand. 

    Mai 1945, la guerre fait des ravages parmi les hommes. Parmi, Jan, un jeune soldat allemand vient de trouver la mort entre les mains du caporal Étienne, un jeune prodige de l'armée française. Malheureusement, l'honneur d'avoir vaincu l'ennemi n'est pas au rendez-vous. Étienne se retrouve bloqué entre deux choix décisifs.

    La plaine habituellement calme était devenue depuis des mois un vrai champ de bataille où des personnes qui ne se connaissent même pas, se battent pour la liberté, la paix ou une fierté idiote.

    Parmi eux, un jeune allemand qui ne voulait reculer devant rien mais qui pourtant venait de combattre pour la dernière fois. Et même si il y avait déjà tant de morts, le combat prenait sans cesse de nouvelles tournures.

    Et loin du front, caché dans un boyau humide où tombait la pluie dans d'affreux "ploc", il y a Étienne, qui ne voulait penser à rien d'autre qu'à sa fiancée, mais qui pourtant tenait dans ses mains crasseuses, une pauvre lettre.

    Son cœur s'était serré comme un étau lorsque le blond agonisant lui avait confié, à lui qui venait de lui arracher la vie, dans des brouillons de paroles allemandes qu'il retrouvait à présent sur le papier jauni.

    Lorsque Ferdinand le trouva ainsi, le sourire aux lèvres tel un enfant devant son nouveau jouet, il ne put s'empêcher de constater le tableau qu'ils offraient .

    La capote déchirée, leurs affreuses barbes et leurs blessures. Malgré les cris des balles et obus, il s'assit aux cotés du caporal. L'adjudant regarda la lettre que son voisin triturait de ses mains sales.

    - Qu'est ce que c'est? 

    - Une lettre 

    - Je le vois bien caporal! Mais de qui? 

    -d'un allemand, il m'a demandé de l'envoyer à sa famille! 

    -C'est un ennemi Étienne !

    - Je ne pense pas qu'ennemi soit le mot. Si on devait qualifier tout les pions d'ici d'ennemi, je me verrais dans l'obligation de vous tuer!

    Étienne se releva. Il ne comprendrait jamais les yeux remplis de haine de ses compatriotes. Tous ici, est donc contraint de mourir dans la boue sans dire un mot? 

    - C'est ce blond de l'axe, le seul de la troupe allemande, qui me l'a confiée.

    La fureur l'emporta. Ferdinand sentait son courroux se déclencher. C'est ce blond même qui avait tué de sang froid le pauvre Raymond, ce bleuet d'à peine dix neuf ans.

    - Est-ce une blague monsieur? C'est cet homme d'Hitler qui a fait rendre l'âme à ce soldat jeunot de nos troupes!

    -Est-ce une horrible erreur?

    - On ne peut pas dire mieux !

    - Est-ce une trahison?

    - Oui c'est même punissable !

    - Alors vous l'êtes aussi !

    Étienne le toisa de toute sa hauteur. Leurs idées n'étaient-elles pas censées être les mêmes ? 

    - Je vous demande pardon ? 

    - C'est vous qui avait envoyé ce gosse sur les premières lignes alors que vous restiez sagement à l'abri à l'arrière! si moi je mérite la punition pour avoir pris une simple lettre dans le but de l'envoyer à la famille de notre pauvre frère...

    - Frère? mais vous...

    - Laissez moi finir! Alors vous, vous méritez le peloton d’exécution pour avoir agit en lâche! D'ailleurs, nous sommes tous des lâches ici! au lieu de nous serrer la main on la coupe comme une vulgaire mauvaise herbe! Désolé Ferdinand mais nous n'avons pas la même idéologie d'un monde soudé! Et soyez sûr que cette lettre atteindra sa destination! Sur ce, adieu!

    Il s'éloigna au pas de course, comme un feu follet et disparut dans le tumulte, laissant un homme pataud derrière lui.

    Fin 1945, la guerre prend fin. Résultat de millions de morts, parmi eux, l'adjudant Ferdinand, mort sur le front à quelques heures près de celle de Jan et Raymond.

    Étienne est rentré chez lui, certes blessé, mais à présent marié et père de trois enfants...


    votre commentaire
  • on m ' as récemment demander d 'ou venais cette idée de blog ..donc j ' en conclus que la partie made of dream summer n ' as pas suffit . très bien , voici un autre aperçus alors ...: bande de méchant va ' : 

     ps : il se peut que certains propos choquent ou que vous ne soyez pas en accord  . mais veuillez respectez mon choix , merci .

    Mon monde à moi , c'est vous!

    mon monde à moi c ' est vous

     

    je sais que quand je perdrais la vie , mon corps survivra et se confondra dans la terre pur .

    je retournerais là ou je vivais avant ma création .

    je ne sais pas si j ' aurais la chance d ' avoir conscience de là ou je me retrouverais , ni si je serais toujours la même après cela .

    mais dans tout les cas j ' espère que cela sera aussi génial que d ' être ici avec vous .

    toutefois , je suis persuadée que la Terre est l ' enfer d ' un autre monde : voyez vous cela de vous même , chaque jour , nous voyons la haine de personne d ' une même espèce , des guerres par intérêt ou pour une idéologie de pacotille , la souffrance  de l ' esprit , causer par des sentiments impurs ..

    qui se croit heureux après tant de cruauté ? 

    croire en une vie meilleure est devenue aussi logique que de croire en l ' amour : c ' est à dire croire à un piège qui s ' est toujours renfermé à notre approche et qui se refermera encore par la suite .

    la vie est trop moche pour vouloir la vivre sans illusion . 

    qui n 'a jamais rêver de vivre dans un autre monde autre que celui que nous connaissons ? 

    que le premier n ' ayant jamais rêver de cela , le clame haut et fort puis qu ' on lui fasse comprendre que le bonheur peut durer des heures autant qu ' il peut vivre qu 'une heure et ce , avec douleur .

    je ne veux pas d ' un monde ou le confort est devenu banal , ou la normalité fixe des règles absurdes , ou l ' homme est une épidémie mortelle pour sa Terre d ' acceuil .

    je suis la créatrice de mes personnages et de mon monde , si un être supérieur n ' a pas réussit à rendre ce qu 'il a créer heureux , alors je le ferais avec mes créations . il n ' y a aucune raison de faire souffrir ce qui vient du plus profond de soi- même .

    vous avez le coeur lourd ? alors nous sommes pareil , mais je vous conseil de laisser votre chagrin ou votre colère ici , car vous allez rentrer dans un sanctuaire de la bonne humeur .

    tout est beau , tout à une fin heureuse , ici tout le monde voit la vie en rose .

    si mes écrits vous paraissent trop idyllique , trop beau pour être vrai alors c ' est normal . 

    bien sûr , certaines histoires seront triste mais c ' est par ces écrits là que je tournerais à ma façon toutes les facettes de ce monde qui m' a donnez naissance .

    a vous , chers lecteurs , lectrices , je vous prient de vous détendre , de siroter un bon thé glacé , de vous laisser bercer par des illusions .

    s ' il vous plaît , venez croire et vivre le bonheur de ce monde , mon monde , 

    veuillez entrer dans undercover .

     

    bien à vous , 

    summer


    votre commentaire
  • (travail d'imagination niveau seconde : écrire à la manière de gustave courbet)

    ils étaient arrivés un beau jour d ' automne , là ou les feuilles se détachent des arbres pour s ' envoler dans un ciel brumeux , le vent soufflant comme un taureau furieux .

    puis , ils étaient descendus de la calèche , quatre soldats de vert vêtus . tout d ' abord , personne ne remarqua sa présence tant elle semblait petite . ce fut un pauvre marchand qui passait par là , qui fut tout de suite éblouit par cette beauté pour le moins étrange. 

    jenny était certes belle comme une rose tardivement éclose avec sa peau clair tel du nacre argenté , sa bouche rose aux reflets du soleil et sa chevelure .. oh dieu ! jamais une telle crinière ne s ' était présentée dans ce minuscule village .

    des mèches d ' un roux immaculés , indisciplinées , volant aux grès du vent comme un bel oiseau prenant son envol . mais se fut ses yeux qui choquèrent le plus : deux petites billes vertes , une marée d ' émotion vide , de tristesse sourde qui brisée tout le charme de ce magnifique tableau de déesse réincarnée .

    mais qui ce serait douter d ' une si belle poupée de cire ? si tôt levée , la gente dame , accourait au saloon ou elle disputait alors des parties de cartes féroces . et que ce fut pour une raison quelconque , provoqué un véritable ouragan tant ses colères étaient vives de n ' avoir pu gagner .

    une fois son courroux apaisé , le mutisme revenait à la charge . un de ces silences qui vous plongent dans l ' anxiété , qui refait surgir les douleurs du passé . mais de loin été ses secrets .

    car en plus de posséder un vif esprit colérique , la belle irlandaise était très mystérieuse . tant était - elle d ' une humeur désastreuse , tant se recroqueviller t - elle dans une mélancolie incompréhensible .

    elle pouvait passer des heures à se coiffer devant un miroir craqueler , ses longs et blancs doigts fin accrocher à un peigne édenté .

    parfois , ses prunelles sembler s ' éclairées mais s ' éteignaient aussi rapidement , semblables à une lueur de bougie .

    puis , un jour de temps pluvieux , la belle irlandaise disparue comme elle était apparue : par un jour de coup de vent .

    tel fut sa légende.


    votre commentaire
  • source de vie

    L ' eau est parfois liquide , parfois dure comme de la pierre , de la glace . parfois elle est douce comme de la neige . elle est visible mais ne pèse rien , les nuages . Et parfois elle est totalement invisible .

     

    C' est de la vapeur qui flotte dans le ciel comme l ' âme des morts . 

    Rien au monde n ' est comparable à l ' eau . Sans elle , nous

    mourrons mais elle peut également nous tuer et c ' est pourquoi nous l ' aimons , on ne peut pas sans passer mais on ne peut pas se fier à elle . Malgrés  tout , les humains la chérissent toujours .

     

    Car il fut un temps ou il n ' y avait que de l ' eau sur terre . Elle habite même en nous .

     

    Ce qui est miraculeux avec l ' eau c ' est qu ' elle n ' a pas de fin . Elle est là depuis l ' origine des temps , se contentant de passer de lacs à rivières , d ' océans à nuages , de pluies à flaques , du sol à être humains puis recommence son voyage .

     

    L ' eau avec laquelle on se lave est peut être celle que cléopâtre a bu , celle dans laquelle jésus s ' est baigné . Comment le savoir ? 

     

    Les cieux déversants cette eau nous offrent à chaque fois ces rares moments magiques . L ' eau martelant les toits , abreuvant la terre pour faire des rêches pousses des hautes herbes vertes et luxuriantes .

    Elle tombe même de nos yeux , en fines perles transparentes parfois tellement froide qu ' elle nous glace le sang , ou au contraire tellement chaudes qu ' elle nous brule comme du feu  

    L ' eau est notre source de vie , mais elle est aussi notre péché mortel .


    22 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique